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Biogasvereenegung

La Biogas Vereenegung a.s.b.l regroupe la plupart des biométhaniseurs agricoles et des parties prenantes du secteur du biogaz au Luxembourg. Elle compte une trentaine de membres individuels, de coopératives, ou d’entreprises impliquées dans la construction d’installation productrices de biogaz. L’association a pour but de promouvoir la biométhanisation agricole en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de générer de nouvelles activités rémunératrices en régions rurales. Un peu plus de 120 agriculteurs luxembourgeois se sont engagés dans la biométhanisation des effluents animaux, des résidus de culture, et des déchets organiques en provenance des industries agroalimentaires, de l’HORECA, et des municipalités.
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BIOGAZ, ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Production d'énergie verte
En 2018, le secteur du biogaz luxembourgeois a produit 75 GWh d’électricité, 102 GWh de chaleur et aussi l’équivalent de 64 GWh de biométhane injectés dans le réseau de gaz naturel. Au total le secteur contribue a 279 GWh de production annuelle d’énergie renouvelable. Le biogaz est la seule source d’énergie électrique renouvelable stable et conséquente, avec l’hydroélectrique, pouvant assurer une gestion adéquate du réseau en l’absence d’une production d’origine fossile ou nucléaire. En substitution au gaz naturel, l’énergie fossile la plus proche, le biométhane injecté permet le chauffage neutre en carbone de plus de 3000 ménages. Le biogaz du Luxembourg, rien que par son volet énergie, permet une réduction d’émission de gaz à effet de serre de l’ordre de 64 000 tonnes de CO2 équivalent.
Production de fertilisant organique
Le secteur du biogaz est un acteur efficace de l’économie circulaire de par le recyclage des fertilisants en agriculture. C’est à peu près 10% des effluents d’élevage luxembourgeois qui sont traités en biométhanisation et aussi 10% de la surface agricole utile du Luxembourg qui sont fertilisés avec le résidu du processus appelé digestat (+/- 350 000 t/an). Par tonne de produit, celui-ci contient en moyenne 4 kg d’azote, 3,8 kg de phosphore, et 3,5 kg de potassium, les trois fertilisants essentiels à toute production agricole. Pour le Luxembourg, on peut estimer (le facteur d’incertitude est de l’ordre de 30% pour ces émissions) la réduction d’émission de GES grâce à la substitution des engrais chimiques par le digestat à 15 800 tonnes de CO2 équivalent. Le digestat restitue au sol également les autres micro-éléments et de la matière organique stabilisée (60 kg/t de digestat) dont le sol et les plantes ont besoin pour une production végétale saine. Cette matière organique contribue à la séquestration du carbone dans le sol à raison de 21 000 tonnes/an soit 45 000 tonnes de CO2 équivalent de carbone stabilisé apporté au sol.
Réduction des émissions de GES
Par une gestion optimisée de nos déchets organiques municipaux et agro-industriels, et de nos eaux usées, la biométhanisation capture les GES qui seraient émis lors de leur incinération, de leur compostage, ou de leur traitement en station d’épuration aérobie. Au grand total, les biométhaniseurs luxembourgeois permettent actuellement de réduire les émissions brutes de GES de quelques 147 000 tonnes de CO2 équivalent.
Protection des nappes phréatiques
Les digestats présentent un plus faible risque de pollution des nappes phréatiques par les nitrates que la fertilisation chimique en prairie, ainsi le développement de la biométhanisation agricole peut conduire le pays à une plus forte autonomie énergétique mais surtout à une indépendance des engrais azotés chimiques, principaux responsables de la pollution des nappes phréatiques par le nitrate.